Addiction aux jeux d’argent : la gérante d’une boulangerie détourne 95 000 £

bocal x monnaie

La rédaction de machinesasous.net a rapporté plusieurs cas de dépendance aux jeux d’argent. L’objectif est de vous rappeler, chers lecteurs, combien il est important de jouer de manière responsable. Nous avons récemment eu vent d’un cas de détournement de fonds à cause d’une addiction aux jeux d’argent. L’histoire se passe au Royaume-Uni et concerne la gérante d’une boulangerie.

95 000 £ de bons prépayés échangés sur un site de jeux d’argent

En 2007, Nicola Thomson intègre l’équipe de la boulangerie Kindness Bakers. Elle gravit rapidement les échelons et devient la directrice de l’enseigne. Avec cette fonction lui incombe la comptabilité au jour le jour du magasin. Cependant, en 2017, elle profite de ses prérogatives pour utiliser le terminal PayPoint à des fins personnelles. Ce système permet aux clients d’acheter des bons prépayés de recharges de téléphone sans passer par la caisse. La gérante y trouve donc un excellent moyen pour financer ses divertissements : les jeux d’argent. Chaque jour, elle effectue des transactions vers PaysafeCard, une solution de paiement en ligne prépayée qui garantit l’anonymat.

Elle a continué ses manigances durant plusieurs mois. Ainsi, l’enquête révèle qu’entre octobre 2017 et janvier 2018, le terminal a traité des transferts d’une valeur de 27 600 £. Elle a avoué avoir utilisé ces fonds pour des jeux d’argent. La gérante avait également échangé des bons d’achat sur le site Jackpotjoy. Au final, Nicola Thomson a détourné 95 000 € de la boulangerie et a effectué des retraits d’un montant de 32 000 £ sur ce site.

La fermeture du magasin révèle le détournement

Les agissements de la directrice de Kindness Bakers ne sont pas passés inaperçus. À partir de septembre 2017, ses collaborateurs remarquent qu’elle utilise PayPoint même s’il n’y a aucun client. Durant les heures de travail, elle s’attarde fréquemment sur le terminal de paiement. La gérante se rendait aussi à la boulangerie pendant les jours de repos. Elle ne respectait pas la procédure de l’entreprise qui préconise de placer des copies des reçus et des bons dans la caisse.

Dans l’historique de PayPoint, un employé a relevé des transactions quotidiennes de 50 à 200 £ vers PaysafeCard. La direction a été avertie et a confié la vérification au comptable. Cependant, ce dernier n’a décelé aucune anomalie.

En octobre 2017, la boulangerie a fermé ses portes. Alors que les employés ont été embauchés dans d’autres magasins de la même enseigne, Nicola Thomson est chargée de la liquidation. D’autre part, un cabinet comptable commence à examiner les comptes. En 2018, la direction est notifiée des divergences dans les chiffres de PayPoint. Le cabinet imprime les transactions enregistrées et découvre le pot aux roses. Les vérifications montrent des transferts de 95 000 £ vers PaysafeCard qui n’ont pas été enregistrées par le système de caisse.

La gérante de boulangerie reconnaît les faits et avoue être devenue dépendante aux jeux d’argent en ligne. Le procès est en court et le verdict devrait tomber au mois d’août.

A noter que le Royaume-Uni développe des programmes de protection des joueurs les plus performants au monde. Le pays dispose d’un système d’auto-exclusion efficace et des organisations caritatives œuvrant contre la dépendance au jeu.

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