Ces États américains qui paient bien les croupiers

Combien gagne un croupier de l’autre côté de l’Atlantique ? Vu de l’extérieur, le métier fait rêver. L’industrie des jeux d’argent est florissante, mais elle est en plus nimbée de glamour. Rien qu’au Nevada, les revenus pour l’année 2021 s’élèvent à 7 milliards de dollars. Mais est-ce que cette manne profite à tous les acteurs du milieu ? Si travailler à Las Vegas séduit plus d’un, la fiche de paie réussit-elle à convaincre ?

croupier de casino

Pourquoi une disparité salariale ?

La différence des salaires dans un corps de métier atteint également les croupiers. Certains gagnent plus que d’autres. Pourtant, les tâches restent les mêmes, peu importe l’établissement : mélanger et distribuer les cartes, lancer une roulette, annoncer des gagnants, répartir les gains.

Pareillement à tout emploi, le phénomène s’explique par la zone géographique, puisque le salaire minimum légal peut varier d’un État à un autre. 30 États américains imposent un minimum horaire supérieur au seuil fédéral (7,25 $). Il peut aussi ne pas être encadré du tout, comme en Alabama, en Caroline du Sud ou dans le Mississippi.

Il y a également la compétence et la performance du croupier. En effet, le métier exige d’avoir l’esprit vif, mais surtout de connaitre sur le bout des doigts les règles et les subtilités des jeux.

Le salaire varie surtout en fonction des établissements. Certains permettent aux croupiers d’accepter des pourboires, ce qui implique un cachet moins substantiel. D’autres tablent sur un salaire de base inférieur à la moyenne, mais avec des bonus importants. En revanche, les casinos qui interdisent les pourboires ont tendance à mieux payer ses employés.

Les États qui paient le mieux

Si vous rêviez de devenir croupier dans l’un des casinos du Strip, vous risquez de déchanter. La capitale du jeu ne paie pas aussi bien qu’on pourrait le croire. D’autres localités la devancent de très loin selon l’US Bureau of Labor Statistics. Pour 2021, voici les 5 premiers États où il fait bon d’être un croupier en termes de salaires annuels :

New York : 49 630 $ — 23,86 $/h

Texas : 43 730 $ — 21,03 $/h

Washington : 42 940 $ — 20,64 $/h

Floride : 35 850 $ — 17,24/h

New Jersey : 34 380 $ – 16,53 $/h

Évidemment, le classement est à prendre avec des pincettes, puisqu’il s’agit seulement d’une moyenne.

Quel salaire moyen pour un croupier ?

En 2021, l’US Bureau of Labor Statistics estime le salaire moyen du métier à 28 960 $ par an, soit 13,92 $/h, tous secteurs confondus. Mais au sein de l’industrie des jeux d’argent en elle-même, la moyenne est de 32 400 $ (15,60 $/heure). Ceci place les croupiers à un niveau similaire aux assistants (librairie, petites entreprises), techniciens installateur/réparateurs, conseillers clients, commerciaux et certains artisans.

Le site de recherche d’emploi Indeed avance de meilleurs chiffres : 17,43 $ par heure et 200 $ de pourboire par jour. Malheureusement, c’est plus bas que la moyenne fédérale américaine sur la même année (58 260 $).

Et au live casino ? Les croupiers des tables de jeu en direct tombent directement dans la moyenne. Chez Evolution, ils gagnent environ 18 $ de l’heure. De plus, certains peuvent accepter des pourboires de la part des clients des casinos en ligne.

Des projets du métavers en préparation chez Partouche

Le casinotier Partouche ne se laissera pas distancer. Après Partouche Online, le groupe compte continuer à tailler sa part du gâteau. En effet, il envisage d’investir plus avant dans le divertissement 3.0. Sa filiale dédiée au marché du métavers explore déjà toutes les possibilités de ce monde virtuel.

Sobrement baptisée Partouche Multiverse, cette branche de la firme n’a pas chômé. Le premier projet Joker Club est sur les rails.

Partouche s'essaie au métavers

Le très select Joker Club

Le Joker Club consiste en une collection de NFT, composée de 8 888 images. Chacun représente un joker unique, avec des pouvoirs propres.

L’objectif ? Créer un cercle de personnes liées par l’amour du jeu et l’intérêt pour les NFT. En fait, cette volonté est induite par la nature même des jetons. Puisqu’ils relèvent de cette technologie, les Jokers sont certifiés originaux, et possèdent donc une valeur intrinsèque.

Cette qualité fait qu’ils ouvrent la voie à des plaisirs exclusifs sur tous les établissements Partouche. Invitations à des soirées, participations à des loteries ou des concerts… Ce ne sont que quelques-uns des plats d’un menu infini.

Plus précisément, les détenteurs de joker profiteront de certains avantages auprès des installations du casinotier français. Ce n’est pas peu dire.

Après son premier casino à Saint-Amand-les-Eaux en 1973, le groupe s’est ensuite construit un empire tentaculaire jusqu’en Belgique et en Suisse. De fait, il possède actuellement 42 établissements de jeu et hôtels.

Qu’il ait du potentiel ou non, le Joker Club reste un dérivé intéressant du jeton, qui jouit d’ailleurs d’un imaginaire très fort dans l’univers des casinos.

En outre, on ignore le prix qu’un futur acheteur devra y mettre afin d’entrer en possession d’un de ces précieux Jokers.

La cryptomonnaie dans les casinos Partouche

Cette « révolution » n’est pas la première que le groupe ait amorcée. Dans la même veine, la cryptomonnaie sera reconnue comme monnaie de paiement dans tout le réseau Partouche dans un avenir proche.

« Nous serons la première entreprise de casino en France à accepter la crypto. Pas toutes, mais certaines d’entre elles, comme pour les monnaies traditionnelles », a déclaré Patrick Partouche à l’occasion du Paris NFT Week.

Pour l’instant, la liste des cryptos choisies reste encore inconnue. Toutefois, la tendance du marché pourrait inciter Partouche à s’amouracher du Bitcoin et de l’Ether en premier lieu.

Une innovation en marche ?

Le groupe Partouche soufflera ses 50 bougies en 2023. Une avancée que ses décisionnaires comptent bien marquer du signe de l’innovation.

Déjà, en 2014, le casinotier avait commencé son incursion dans la réalité virtuelle. Il combinait cette technologie avec la machine à sous à jackpot progressif Megapot pour un voyage immersif dans le jeu.

À l’occasion du lancement du Joker Club, le groupe n’a pas caché ses ambitions. Ainsi, sa collection de NFT ne serait que le premier d’une longue série. « Des initiatives inédites se succéderont pour porter la filiale durablement dans l’écosystème et créer le divertissement de demain », confie-t-il.

De plus, les dirigeants affirment même ne pas fermer la porte à l’idée de concevoir une cryptomonnaie.

High Card, série animée sur le poker, débarque en 2023

Les amateurs de poker à l’international auront de quoi se réjouir. En effet, Homura Kawamoto planche maintenant sur High Card. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Kawamoto est le talentueux mangaka de Kakegurui, une œuvre centrée sur les jeux de hasard.

Dans la même veine que l’anime culte, High Card va porter le frisson du poker à des hauteurs inimaginables. Voilà donc une nouvelle manière d’explorer le monde du jeu pour tous les amateurs de cartes.

High Card, serie animée sur le poker, arrive bientôt

High Card, sous de multiples formats

La nouvelle a déboulé dans le milieu en juin 2021. Dans sa globalité, High Card a été pensé comme un projet multimédia. Déjà, il sera publié au format papier traditionnel, à l’instar de tous les mangas. Une édition en light novel, un mélange de roman et de manga, est également en préparation.

L’adaptation animée tant attendue se fera en collaboration avec le studio d’animation TMS. Aux dernières nouvelles, la série, ou comme on dit l’anime, devrait être diffusée à partir de 2023.

Les fans n’auront donc que l’embarras du choix. Toutefois, les francophones devront s’armer de patience. Un fort décalage entre la sortie de la version sous-titrée et de la version doublée est chose courante dans l’industrie.

Poker et pouvoirs

L’histoire se déroule dans le royaume de Fourland. Dans cet univers, il existe des cartes magiques, les X -Playing Cards, qui réveillent d’impressionnants pouvoirs chez leurs détenteurs. Les 52 cartes permettraient même d’influer sur l’ordre mondial. Face à cette éventualité, le High Card, une organisation secrète, est chargé de les retrouver. Sous la juridiction directe du roi, il se compose de joueurs talentueux.

Le héros de l’histoire, Finn, est un orphelin. À l’annonce de la fermeture prochaine de son orphelinat, il réalise qu’il doit se faire de l’argent très vite. Et pour cela, il se tourne vers les jeux de hasard.

Un jour, il tombe sur le High Card. Il devient peu après l’un de ses membres. Commence alors la traque des X -Playing Cards et des dangers qui l’accompagnent. Ils devront notamment affronter d’autres organisations, toutes aussi acharnées qu’eux à retrouver les cartes.

En tout cas, il est certain que l’histoire nous emmènera dans les dédales du poker et des frissons du jeu, comme Kakegurui avant elle.

À l’occasion de l’annonce de ce nouveau projet, un teaser a également été dévoilé.

En attendant High Card, on replongera au cœur du lycée déjanté de Jabami Himeko et de ses camarades. L’histoire explore notamment les côtés les plus sombres et extrêmes du jeu, où les paris se comptent en millions de Yens, et dont l’issue peut décider de votre vie sociale. Les deux saisons de Kakegurui sont en streaming sur Netflix.

Un accident lui fait gagner 10 millions de dollars à la loterie

Voici une histoire comme on les aime. Une Américaine a raflé un prix d’une valeur de 10 millions de dollars sans le vouloir ! Le tout, auprès d’un distributeur de cartes à gratter d’un petit supermarché de Tarzana, en Californie. Comme le dit si bien la sagesse populaire, la chance sourit aux innocents.

Elle gagnant 10 millions de dollars par accident à la loterie

Coup de pouce du destin ?

L’incroyable histoire de LaQuedra Edwards commence en novembre 2021. Elle se trouve devant un distributeur de la California Lottery. Alors, elle y insère 40$. Au moment de sélectionner son jeu, un inconnu la bouscule assez violemment. Sa main glisse et appuie alors sur le mauvais bouton. À la place de son premier choix, elle valide par inadvertance une carte à gratter à 30$.

C’est loin d’être une bonne nouvelle pour elle. Le ticket indésirable a avalé les deux tiers de son budget pour jouer. C’est parce qu’elle a l’habitude des cartes moins chères.

Elle repart vers sa voiture. Malgré tout, elle gratte le ticket dont elle n’a jamais voulu. Surprise totale : le maudit billet vaut en fait 10 millions de dollars. Elle n’en croit pas ses yeux.

Revenant sur cette anecdote, des semaines plus tard, l’Américaine parlera d’un « type impoli ». « Il m’est rentré dedans, n’a rien dit et est juste sorti », raconte-t-elle encore. On peut littéralement parler d’un coup de pouce du destin.

Le ticket indésirable s’avère gagnant

« Je n’y ai pas cru au début. Mais je me suis quand même engagé sur l’autoroute 405, tout en jetant des coups d’œil à mon ticket. J’ai presque failli faire un accident », avoue-t-elle, en reparlant de cette journée qui a changé sa vie. Selon l’opérateur, les chances de tomber sur ce prix étaient de 1 sur 3 millions.

LaQuedra Edwards, la gagnante, n’y croit toujours pas, même après qu’elle ait scanné son billet avec l’application mobile de California Lottery. Elle reconnait avoir été en état de choc. Puis elle réalise très vite sa chance. Elle est riche. Et pas qu’un peu.

La dame n’est pas la seule à se réjouir de ce jackpot. Le supermarché où elle s’est payé son ticket a également reçu un bonus de 50 000$.

Des projets plein la tête

LaQuedra Edwards n’a pas chômé. Avec 10 millions en poche, elle prévoit de s’assurer une certaine sécurité, notamment en achetant une maison. Selon le communiqué de presse que le California State Lottery a publié, la gagnante pense également mettre sur pied une organisation caritative.

C’est tout ce qu’elle a bien voulu révéler aux journalistes. Depuis l’annonce de ce gain, le 6 avril, elle n’a donné aucune autre information par rapport à ces événements.

Le tournoi Road To Vegas de GGPoker pour accéder au WSOP 2022

Une douzaine de packages tout frais payés pour le World Series Of Poker 2022. C’est ce qui attend les gagnants du Road To Vegas de GGPoker. Ce tournoi en ligne de poker permettra de se qualifier tout de suite pour le plus grand Championnat du monde de poker. Plus précisément, une victoire équivaut à une place au $10 000 Main Event.

Pour rappel, le WSOP 2022 est prévu se tenir à Las Vegas du 31 mai au 20 juillet. Contrairement aux précédentes éditions, la réception du championnat est échue au Bally’s, mais aussi au Paris Las Vegas. Les gagnants du Road To Vegas de GGPoker auront donc l’opportunité de jouer dans ces prestigieux établissements du Strip.

Qui plus est, le $10 000 Main Event constitue traditionnellement le point culminant du championnat. Il attire chaque année près d’un millier de participants. Cette année, il se déroulera du 3 juillet au 16 juillet.

GGPoker offre un package pour le WSOP 2022 avec Road To Vegas

Packages tous frais payés

Selon GGPoker, une douzaine de ces packages n’attendent que d’être raflés chaque semaine sur la plateforme. Actuellement, les tournois suivent déjà leur cours, avec des buy-in à seulement 1 $.

Pour les talentueux gagnants de GGPoker, une victoire signifiera :

  • Une qualification au $10 000 WSOP 2022 Main Event
  • 7 nuitées au Bally’s Las Vegas Hotel & Casino
  • 1 200 $ de frais de voyage
  • Des goodies GGPoker

En somme, la poker room offre une opportunité à ne pas manquer. D’autres avantages restent directement liés à l’expérience du joueur sur la plateforme. Ce dernier aura notamment accès à son Platinium Lounge.

Daniel Negreanu, ambassadeur de GGPoker, n’a pas caché son excitation à l’annonce du Road To Vegas. « Je participerai à nouveau au Main Event des WSOP cette année, et j’espère être rejoint par les centaines de joueurs de GGPoker venus des quatre coins de la planète », confie-t-il.

Les détails

Le $10 000 Main Event verra s’affronter les participants au No-Limit Texas Holdem. Comme d’habitude, le prix final s’élèvera à plusieurs millions de dollars. La chaine américaine CBS, mais aussi par PokerGo, retransmettront l’événement.

Par ailleurs, gagner un package du Road To Vegas est lié à quelques conditions. Déjà, les joueurs doivent avoir au moins 21 ans. Une fois sur place, les gagnants devront porter les goodies offerts à l’occasion.

De plus, GGPoker interdit la revente de la qualification, et il est impossible de la transférer à un autre joueur. Au cas où le gagnant ne peut assister aux WSOP, il recevra tout simplement les 10 000 $ en chips.

GGPoker a également prévu le cas de figure où une même personne gagnerait deux ou plusieurs packs. Ainsi, un seul lui reviendra pour le $10 000 Main Event , quand bien même elle en aurait plusieurs à son actif.

La loterie britannique refuse un jackpot de 1 million de Livres

Joan Parker-Grennan, une quinquagénaire anglaise, a intenté des poursuites judiciaires à l’encontre de Camelot. L’objectif : récupérer 1 million de livres sterling de gains refusés par l’opérateur.

En 2015, la joueuse s’essaie à la carte à gratter virtuelle £20 Million Online Spectacular. Très vite, elle réalise qu’elle a une main gagnante, et pas des moindres. Son gain est estimé à 1 million £. Elle contacte la National Lottery. Celle-ci lui annonce alors qu’un problème technique a fait que les numéros ont été affichés dans les mauvaises cases. En réalité, son prix s’élèverait seulement à 10£.

Toutefois, la femme ne lâche pas l’affaire. Elle commence alors les pourparlers avec l’opérateur. « Mes avocats leur ont déjà proposé de régler et de payer 700 000, 800 000 ou 900 000 livres sterling. Ils ont mis le jeu hors ligne moins d’un jour après ma réclamation. Ils m’ont dit dans un e-mail que c’était un problème technique » confie-t-elle.

Six ans sans obtenir gain de cause, la joueuse en appelle enfin à une cour de justice. Depuis 2021, elle exige la somme qui lui est due, en vertu du contrat qui lie les deux parties et des dommages causés par sa rupture.

Une anglaise réclame un jackpot de 1 million £ à la loterie britannique

Problème technique

Mis devant les faits en question, Camelot, exploitant de longue date de la loterie anglaise, parle de problème technique. Il n’a pas apporté plus de détails concernant cette défaillance. Tout ce que l’opérateur a déclaré, c’est qu’un dysfonctionnement a eu lieu. A ce qu’on sait, Parker-Grennan a joué à une carte à gratter en ligne.

Le principe est qu’en grattant une grille, on obtient la série de chiffres similaires à celle inscrite sur la carte. Il y a plusieurs rangées, donc de multiples chances de gagner. La valeur du prix correspond à la somme indiquée près de la rangée.

Deux des rangées de la joueuse pointaient vers un lot à 10£ et deux autres vers le million. Toutefois, Camelot affirme qu’une anomalie a placé des chiffres dans les mauvaises cases.

Selon les termes du contrat utilisateur, cette condition permet à la National Lottery de refuser un gain.

Pas la première fois pour Camelot

La situation de Joan Parker-Grennan n’a rien d’un cas isolé. En effet, la National Lottery a connu son lot de dysfonctionnements et de problèmes techniques. En mars 2022, l’United Kingdom Gambling Commission (UKGC), la police des jeux, l’avait même obligé à verser une amende de 3,15 millions de Livres sterling.

Depuis 2018, pas moins de 3 problèmes sont survenus sur l’application mobile de la loterie anglaise. Et chaque fois, plusieurs dizaines de milliers de joueurs en ont souffert.

L’un concerne les QR code des billets de loterie physique. L’application s’était détraquée. Plus de 20 000 scans gagnants ont été étiquetés non gagnants. Un autre fait état d’un bug, qui a fait acheter des doubles tickets aux utilisateurs.

Avec les poursuites de Parker-Grennan, Camelot se bat actuellement sur plusieurs fronts. Aux dernières nouvelles, la société avait saisi la justice au sujet de la décision de l’UKGC. Ce dernier lui avait, en effet, retiré la prochaine licence d’exploitation de la National Lottery, au profit du groupe tchèque Allwyn.

Allwyn succède à Camelot pour gérer la National Lottery

Le groupe Camelot perd à la course à la licence contre le tchèque Sazka. À partir de 2024, ce dernier sera donc le nouvel opérateur de la loterie nationale anglaise sur une période de 10 ans. La société gagnante a pris le nom plus anglicisé d’Allwyn pour l’occasion.

L’United Kingdom Gambling Commission (UKGC) a publié cette décision le 15 mars. L’annonce du succès d’Allwyn, le plus grand opérateur de loterie d’Europe, a été accompagnée de certains détails.

Allwyn reprend le flambeau de Camelot pour gérer la National Lottery

Un résultat serré et contesté

Le Gambling Commission a admis que l’ensemble des soumissionnaires remplissaient parfaitement les critères attendus de la part d’un futur opérateur. Selon le régulateur, un nombre important de compagnies ont soumis leur candidature pour s’arroger la quatrième licence. À part Allwyn, Sisal Spa, The New Lottery Company Ltd. et Camelot UK Lotteries Ltd. ont concouru.

Concernant les suspicions de relations existantes entre Allwyn et le géant russe Gazprom, l’UKGC apporté des explications. De fait, il a affirmé qu’aucun des postulants n’est financé par des « entités sanctionnées » dans le cadre du conflit ukrainien.

« La sélection d’Allwyn en tant que premier candidat fait suite à une compétition équitable, ouverte et solide, qui a opposé quatre prétendants au stade final », indique le régulateur.

Une longue procédure

À partir de la date de l’annonce, les autres soumissionnaires auront au moins 10 jours pour demander plus de détails sur le résultat de la sélection et le contester. Cette période arrive presque à son terme. Toutefois, aucun rebondissement ne s’est produit jusqu’à maintenant. Lorsque cette phase prendra fin, la transition de 22 mois commencera entre les 2 parties.

D’un autre côté, UKGC a nommé le sortant Camelot comme opérateur de réserve. Si jamais Allwyn n’arrive pas à venir à bout de sa candidature, Camelot prendra la relève. À noter que ce dernier gère la National Lottery depuis 1994. Il a toujours réussi à s’arroger les licences à chaque renouvellement.

La licence fait peau neuve

L’UKGC a également fait part de certains changements par rapport aux termes de la licence. La précédente, la troisième, a cours depuis 2009. Selon l’entité régulatrice, la quatrième licence, sous laquelle opérera Allwyn, doit prendre en compte l’évolution de la société. Ce document de référence doit continuer à être pertinent et apporter sa contribution aux bonnes œuvres soutenues par la National Lottery.

D’entrée de jeu, l’autorité de régulation britannique prône la flexibilité. Allwyn pourra donc adapter plus facilement ses offres aux transformations technologiques. Une charte claire encourage un engagement plus fort avec les détaillants.

De plus, une politique du résultat contraindra Allwyn à remplir toutes ses obligations. À travers cette licence, la police des jeux espère également instaurer une plus grande redevance pour les causes sociétales.

Ce qui attend Allwyn

S’il finalise la procédure, il sera attendu d’Allwyn qu’il stimule la croissance de la National Lottery. Le Gambling Commission table notamment sur une participation plus effective à soutenir financièrement la « bonne cause ».

En effet, Camelot avait essuyé de nombreuses piques de la part des gouvernants. Ils avaient récemment critiqué le groupe pour s’être concentré sur les cartes à gratter, jugées peu rémunératrices.

Depuis 1994, sous la houlette de Camelot, la loterie a dédié près de 45 milliards de livre sterling à 660 000 projets sociaux. En comparaison, Allwyn devrait pouvoir verser 38 milliards durant les 10 prochaines années.